Eponger les ondes de tes doigts comme une résonance de la pluie avec le bord de la bouche.
Rien n'est trop rugueux pour tes mains, si elles puisent leur courage dans leurs souvenirs de caresses. Tiens-toi à l'arbre où se posent les murmures de la souffrance. Ne te laisse pas emporter par les bourrasques de l'égoïsme. Ne sois pas l'oiseau d'une absence. Tresse ton existence. Sois le lierre grimpant de vies reliées. Ne fuis pas la douleur des autres qui enlace les branches. Elle cherche les mêmes cimes que toi, où les feuilles effleurent le ciel.
A quelques rares occasions, l’oreille croise des émergences d'autres voix intérieures. Comme une confidence adressée à ce que retient la mer... entendue presque par hasard… un homme, depuis des années grand-père, dit soudain sur la digue : "...mon père est tout le temps présent dans mon existence, parce que... parce qu'il a eu sa vie à lui."